“Est-ce que tu n’avais pas peur de mourir ?” On me pose souvent cette question. Chaque fois, elle me surprend par sa simplicité trompeuse. Ceux qui la posent semblent penser que la peur de la mort est universelle, inscrite dans notre ADN, une réaction instinctive que personne ne peut éviter.
Mais ce n’est pas la mort qui me terrifie. Ce qui me glace le sang, c’est l’idée de ne pas avoir vécu pleinement, de ne pas avoir exploré les profondeurs de mon être, de ne pas avoir affronté les véritables défis de la vie avec courage.
Mourir sans avoir vécu, voilà le véritable cauchemar.
Dans la Bhagavad Gita, Krishna enseigne à Arjuna que la véritable bataille n’est pas celle qui se déroule sur le champ de guerre, mais celle qui se joue à l’intérieur de nous. Arjuna, confronté à l’idée de combattre, de tuer, et peut-être de mourir, est paralysé par la peur. Mais Krishna lui rappelle que la peur de la mort ne doit jamais nous détourner de notre dharma, notre devoir. Vivre dans la crainte, c’est se condamner à une existence pâle, à une vie qui n’est qu’une ombre de ce qu’elle pourrait être.


